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Image by Enzo Pianetti

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Global Sumud Flotilla 2025

Nous avons tenté à pieds, nous y retournons en voiliers

Dans la continuité des précédentes flottilles, celle de 2025 visait à acheminer des biens de première nécessité et du matériel médical, une aide symbolique mais dramatiquement nécessaire, et à ouvrir un corridor d’aide humanitaire, pour permettre une aide régulière et en quantité suffisante. Elle avait également pour objectif de briser le blocus de la bande de Gaza, de dénoncer le génocide et d’accentuer l’attention médiatique et populaire. Il s’agissait aussi de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils mettent fin à leur complicité, imposent des sanctions concrètes et d’envergure, et cessent ainsi de violer le droit international humanitaire. Enfin, la flottille participait à visibiliser la responsabilité collective des citoyen·nes du monde, et le soutien des peuples libres au peuple palestinien.

A bord, des journalistes, des personnalités publiques, des représentant·es d’associations, de syndicats et de collectifs, des soignant·es et des militant·es qui, aux côtés de toutes les personnes engagées sur terre pour accompagner cette mission, refusaient de rester silencieux·ses. Une trentaine de Français·es ont participé et signé une tribune collective pour appeler le monde libre à se lever. La flottille a été rejointe par le navire de sauvetage humanitaire Life Supportde l’ONG italienne EMERGENCY, renforçant les capacités médicales et de sauvetage.

La flottille a été attaquée à trois reprises par drones : deux bateaux amarrés au port de Tunis ont été ciblés par un engin incendiaire à vingt-quatre heures d’intervalles, puis douze navires ont été touchés une semaine plus tard dans les eaux internationales. Ces attaques ont mis en exergue la vulnérabilité des citoyen·nes qui se lèvent face à l’inaction de leurs gouvernements, mais n’ont fait que renforcer leur détermination : à Gaza, des bombes visent chaque jour la population palestinienne. Des navires de guerre ont également été envoyés par l’Italie et l’Espagne pour « escorter » les bateaux, sans apporter d’aide humanitaire et en se retirant à l’approche de la « zone orange » pourtant située dans les eaux internationales.

Tous les bateaux ont été illégalement interceptés dans les eaux internationales par l’armée d’occupation israélienne. L’opération a commencé la nuit du 1eroctobre, certains bateaux ont été ciblés par des canons à eau haute pression et des substances liquides non identifiées, et les derniers ont été interceptés alors qu’ils étaient à seulement une trentaine de miles des côtes de Gaza. Les 462 participant·es à la mission ont été incarcéré·es dans les prisons sionistes, où les droits procéduraux et humains ont été largement violés : non accès à un·e avocat·e, non accès à la douche, absence de matelas et couvertures en nombre suffisant, refus de soins, humiliations, violences, etc.). Inacceptables, ces violations n’étaient qu’une faible fenêtre vers les actes de torture commis à l’encontre des Palestinien·nes détenu·es de manière systémique et arbitraire dans un régime d’apartheid.

Dans la continuité de sa complicité avec les génocidaires, notamment par l’autorisation de l’export de composants militaires, le gouvernement français est resté silencieux lors de l’interception et de l’incarcération de ses ressortissant·es. La mobilisation populaire, elle, s’est propagée à travers le monde entier pour dénoncer les crimes et soutenir la résistance du peuple palestinien.

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